Arrestation d’un influenceur simulant des crimes pour attirer la police et mousser sa popularité

L’influenceur Anthony Gagné a publié de nombreuses vidéos dans lesquelles il se mettait en vedette pendant qu’il simulait des crimes afin d’attirer les policiers.

Même après avoir été interrogé par des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), ce dernier a poursuivi ses activités en tentant d’attirer d’autres services policiers.

Dans le cadre de son enquête, le SPVG a trouvé de nombreuses vidéos avec un objectif similaire qui avaient été créées depuis 2021. De plus, il a utilisé plusieurs logiciels de recherche pour obtenir des réponses à des questions liées à la commission de crimes, indique la police de Gatineau dans un communiqué de presse publié jeudi matin.

Lors d’une perquisition à son domicile, mercredi, la police a saisi trois cellulaires, une tablette, un ordinateur portable, du faux sang, une cagoule, un masque à gaz et un contrat de location de véhicule.

show_image_285442_5

L’homme possédait plusieurs comptes sur différentes plateformes. Au total, il avait plus de 500 000 abonnés.

Le résident de Gatineau a comparu mercredi. Il a été libéré avec plusieurs conditions à respecter, notamment celle de ne plus partager ou publier du contenu sur les réseaux sociaux, incluant le site YouTube.

show_image_285441_5

Exemple d’éléments vus dans les vidéos publiées par Anthony Gagné

– Il transporte un paquet recouvert de plastique et de ruban adhésif pouvant simuler la forme d’un corps dans un bac de recyclage;

– Il sort couvert de faux sang et lance la scie à chaîne qu’il tient dans une haie de cèdre avant de courir, les pieds nus, vers une voiture avec laquelle il fait mine de s’enfuir;

– Il rédige un avis sur un site d’achats en ligne pour affirmer qu’un produit nettoyant est efficace pour enlever des taches de sang et y affirme qu’il a dû s’en servir après le meurtre de quatre personnes;

– Il fait semblant, avec une cagoule sur la tête, d’aller dans une succursale de Desjardins pour y commettre un vol;

– Il affirme envoyer par la poste une boîte contenant une montre à aiguilles (qui fait tic tac) à un élu;

« Que l’on incite virtuellement ou en personne les policiers à déclencher une enquête sous un faux prétexte, c’est un crime. »
— Une citation de Agent Patrick Kenney, porte-parole du SPVG, extrait du communiqué de la police de Gatineau.

L’accusé est présentement en liberté sous condition en attente de la fin de l’enquête.

À propos de l’auteur: QcScoop

Votre gossip girl quebecois